Fiche revue
Numéro de Mars-Avril 2012
Salles Propres n°79
Abonnez-vous à la revue Salles Propres et bénéficiez de services exclusifs sur www.processpropre.fr
Deux outils indispensables pour
saisir les nouvelles opportunités techniques et commerciales
Au sommaire de ce numéro
- FAITS ET GESTES (p. 8)
- Afnor dévoile une future norme sur les achats responsables (p. 8)
- Eurofins à Nantes (p. 8)
- La faculté Necker s’équipe de mini-environnements (p. 8)
- Inauguration du CDS à Oran (p. 9)
- Rapprocher les mondes de la recherche et de l’entreprise (p. 9)
- DOSSIER (p.13)
- Projet de révision de la norme NF S
- Recommandation pour les systèmes aérauliques (p. 17)
- Systèmes de ventilation, conditionnement d’air et contrôle de la contamination (p. 21)
- Traitement d’air des blocs opératoires et énergies renouvelables (p. 31)
- Une nouvelle conception du bloc opératoire (p. 35)
- TECHNOLOGIE ET SOLUTIONS (p.44)
- Application : Apport des Mesh dans le contrôle et la traçabilité des salles propres (p. 44)
- Efficacité d’un tapis de sol dans la réduction du transfert des contaminants (p. 46)
- Panel : Nettoyer sans contaminer en atmosphère contrôlée (p. 52)
édito de ce numéro
Blocs opératoires, enjeux d’architecture
Le bloc opératoire est le lieu d’exception de l’hôpital : les environnements sont particulièrement performants et chers, les utilisateurs de hauts niveaux, les matériels high-tech. Il est à la croisée des chemins entre le bloc obstétrical, les soins critiques, les urgences ou encore l’imagerie... Or, il est hélas très courant, dans les établissements récents, d’observer des dysfonctionnements consécutifs à des flux mal anticipés, un dimensionnement trop ambitieux parfois motivé par des demandes excessives. Il en résulte des salles inoccupées, des distances trop grandes qui conduisent à des dérives dans la maîtrise des programmes opératoires, au non-respect des horaires, à une mauvaise communication… Le dimensionnement théorique, établi au moment de sa programmation, doit être revu, non pas avec des chiffres et des schémas figés, mais avec des scénarios dynamiques qui simulent les flux dans l’espace. La vraie dimension du bloc opératoire est celle du temps, la « quatrième dimension » de l’architecture. La forte progression de l’activité de chirurgie ambulatoire pose aujourd’hui la réflexion du flux patient depuis son arrivée jusqu’à son départ. Devant le nombre d’actes et leur fréquence, de nouveaux concepts voient le jour. Il est en effet imaginable d’intégrer le service ambulatoire dans le bloc. La procédure aseptique se fait alors en amont, l’accompagnant suivant la même procédure que celle de l’opéré.
On le voit, la complexité de la salle de bloc, mais aussi sa modularité et sa polyvalence militent pour une conception intégrée, notamment dans le cadre de réhabilitations. Le marché de la construction modulaire et du matériel médical propose plusieurs concepts préfabriqués : depuis quelques pans de murs équipés, jusqu’à la salle complète avec sa structure et ses installations techniques. Ces produits ont l’avantage d’autoriser une mise en place rapide. Mais ils ont aussi un prix. Par ailleurs, la salle de bloc va continuer à intégrer de nouvelles technologies : médias avec écran de commandes et de contrôle, éclairages à leds, robots opératoires... Comment anticiper les évolutions rapides ? Faut-il investir dans des environnements onéreux au risque de passer à côté des évolutions réelles ? La réponse ne peut être que contextuelle mais la question se doit d’être formulée lors de la création d’un plateau de chirurgie. En tout état de cause, libérons des zones d’extension pour le bloc et ses installations techniques !
Enfin, la question environnementale ne peut plus désormais être ignorée. Le plateau de chirurgie est un lieu consommateur en énergie. Son optimisation réside d’abord dans ses temps d’utilisation. Rien n’est aussi coûteux que de maintenir un fonctionnement total pour une activité partielle. La maîtrise du temps d’ouverture et des secteurs accessibles est un facteur capital, notamment pendant les périodes nocturnes ou les vacances. Nul doute que demain d’autres facteurs seront à étudier comme le choix intégré des matériaux de construction en fonction de leur composition et de leur cycle de vie. Face à ces enjeux, parfois contradictoires, la recette miracle n’existe pas ! Préservons-nous simplement des excès de zèle hygiéniste ou doctrinal ou des personnalités motivées qui s’autoproclament architectes dans le feu de l’action. L’expérience, le dialogue, l’imagination restent les véritables moteurs pour aboutir à un bloc architecturalement réussi.
par Jérôme Bataille, architecte dplg associé AIA
Dossiers de la rédaction
Traitement de l’air
24 avril 2012
Les économies d’énergie à l’ordre du jour
Compte tenu des taux de brassage très élevés que nécessitent les salles propres, le traitement de l’air constitue un gisement d’économie d’énergie important. Lors du colloque organisé par l’Aspec sur ce thème, des pistes ont été ...
1 septembre 2011
La validation des process aseptiques
Les validations biologiques en salles propres restent une préoccupation des utilisateurs (production, assurance qualité…) et des auditeurs. Si ces derniers utilisent les référentiels réglementaires comme bible, les utilisateurs sont en revanche ...
1 mai 2011
Management, formation et audit : gérer les acteurs de la contamination
Les effets indésirables de la contamination sont la conséquence d’un enchaînement complexe de causes, difficile à appréhender dans toutes ses composantes. Il est donc indispensable d’aborder cette problématique avec une certaine modestie ...

